Mercredi 5 mars 2008
A découvrir, un très bon reportage télévision réalisé par LE CRI DU LAC. Le reportage a été réalisé lors de la présentation des grandes lignes du programme, à l'occasion de notre dernière conférence de presse.

Pour le voir, cliquer sur le lien ci-dessous:

www.lecridulac.com/
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Le Cri du lac est un concept de télévision novateur et intelligent, la WEBTV, exclusivement consacré à notre bassin annécien. Je vous invite à découvrir ce nouveau type de média et d'aider  de la sorte une jeune équipe de professionnels qui a fait un pari osé. Un style et un ton qui nous changent de l'obséquiosité par trop convenue de  nos médias locaux. A conserver dans vos liens et à faire suivre à votre entourage, pour que cette audacieuse et courageuse entreprise puisse être pérennisée; cette belle équipe le mérite bien.

JJ PASQUIER 
par Pasquier Jean-Jacques publié dans : Presse
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Samedi 26 janvier 2008
Avec le quartier des Galeries, à Annecy, Annecy-le-Vieux, une ville plus aérée et comptant moins d'immeubles, demeure toujours l'endroit le plus couru du bassin. Là aussi, le marché se tend quelque peu. «Les temps de réalisation des ventes sont passés, en moyenne, de six à neuf mois, constate Patrick Uberti, de l'agence Albigny Immobilier.» Plus on s'approche du lac, plus le prix du mètre carré s'élève. Non loin de la fameuse avenue d'Albigny, dans la rue des Cygnes, un 83-m² a trouvé preneur à 300 000 €. Au parc des Raisses, les prix s'échelonnent entre 4 500 et 4 700 € le mètre carré. Et à l'Eden Park, juste au-dessus du petit port, ils peuvent monter jusqu'à 6 000 € le mètre carré. Ce sont souvent des personnes âgées qui, après avoir vendu leur maison dans les communes du bord de lac, comme Veyrier-du-Lac, reviennent s'installer dans le bas d'Annecy-le-Vieux.

Plus haut, au Clos du buisson et aux Clarines, quartiers un peu moins réputés, les prix baissent à 3 000 € le mètre carré. Un 2-pièces de 58 m² s'est ainsi vendu 198 000 €. Aux Pommaries, un 3-pièces de 60 m² a été acheté 233 000 €. Enfin, du côté des Barattes, un programme d'appartements neufs est sorti à 5 000 € le mètre carré. «Le problème de la ville, c'est que le foncier est très cher et que la mairie s'implique peu dans le logement», regrette Michel Charbonnier, de l'agence du même nom. Les terrains sont rares et leurs prix atteignent parfois des sommets s'ils sont assez vastes pour faire construire un petit immeuble. Côté maisons, il faut prévoir au minimum 800 000 € pour un beau produit sur un terrain bien placé. Malheureusement, les maisons aussi sont de plus en plus chères.

Courtoisie,
EXPRESS.fr du 05/09/2007
Annecy-le-Vieux
Jérémie Marais
par Pasquier Jean-Jacques publié dans : Presse
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Jeudi 17 janvier 2008
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par Pasquier Jean-Jacques publié dans : Presse
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Samedi 12 janvier 2008
Conférence de presse du 4 janvier 2008 vue par Le Dauphiné Libéré

Dauphiné Libéré publication du 5 janvier 2008
par Pasquier Jean-Jacques publié dans : Presse
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Lundi 7 janvier 2008


Une modification de la loi Littoral permettrait de changer les règles d'urbanisation des abords du rivage. Le dossier divise depuis des mois promoteurs, élus et associations, dans une région où le marché immobilier atteint des pics.

Par Laure NOUALHAT (Libération)


Avec leurs montagnes enneigées plongées dans les eaux bleu glacier du lac, Annecy et ses voisines composent une carte postale à tomber à la renverse pour les amateurs de paysages. Pourtant, ce haut lieu de la villégiature bon teint est devenu le cas d'école d'une bataille environnementalo-urbanistique. Aux alentours du lac, certaines communes sont soumises à la loi Montagne, tandis que celles jouxtant les rives dépendent de la loi Littoral. Deux textes. Deux philosophies de l'aménagement du territoire. Qui se télescopent et s'enchevêtrent, contrecarrant au passage les projets d'urbanisation de certains maires. Retour sur un dossier qui sera l'un des grands enjeux des élections municipales de 2008.
Les textes
Deux lois d'inspiration environnementale se chevauchent donc sur les rives des lacs alpins. La première, la loi Littoral – âprement débattue en 1986 – interdit toute construction dans les 100 premiers mètres du rivage en dehors des zones déjà urbanisées. Elle impose des coupures d'urbanisation (obligation de ménager des espaces naturels entre les secteurs bâtis) et le principe de covisibilité (respect des paysages). Elle s'applique sur tout le littoral français mais aussi sur les plans d'eau intérieurs. Voilà pourquoi Annecy, Aix-les-bains, Serres-Ponçon, Evian... sont concernés. Ce texte vise avant tout à préserver les sites d'une urbanisation excessive.
La seconde, la loi Montagne, interdit toute construction dans la bande des 300 mètres bordant le rivage. Sur ce point, elle est plus contraignante que sa consoeur du littoral. En revanche, conçue pour lutter contre la désertification, elle ne protège quasiment plus les paysages et permet des constructions proches des hameaux ou des habitations traditionnelles. En montagne, une ruine de grange peut servir de point de départ à un nouveau lotissement de villas.
La situation locale
Quand deux lois se chevauchent, et contreviennent, l'une ou l'autre, à des intérêts locaux, on «aménage» le texte. C'est exactement le sens de la démarche de Pierre Hérisson et de Bernard Accoyer, puissants élus locaux UMP ayant pignon sur rue à Paris – l'un étant sénateur, l'autre président de l'Assemblée nationale. Les deux hommes ont, par un savant stratagème législatif, glissé un amendement dans la loi relative au développement des territoires ruraux du 23 février 2005. Cet amendement permet de sectoriser l'application des lois Montagne et Littoral sur les rives des lacs de montagne de plus de 1 000 ha (le lac d'Annecy flirte avec les 2 700 ha). En clair, c'est au maire de juger, le doigt au vent, selon ce qui l'arrange (montagne ou littoral...)
Exemple de la complexité du chevauchement des deux textes; à Annecy-le-vieux, commune scindée en deux par le Mont Veyrier, la loi Littoral s'applique sur le contre-versant de la montagne bien qu'il n'y ait aucune vue sur le lac. Ce versant abrite une carrière en fin d'exploitation. Pour poursuivre l'extraction des matériaux qui serviront localement, soit à la construction de l'A41 voisine soit à des entreprises de travaux publics, il faudrait étendre la carrière. Pour cela, il faut éliminer l'application de la loi Littoral sur ce flanc de montagne. Car celle-ci interdit toute route de transit à moins de 2 km du rivage... En clair, la faire appliquer jusqu'à la ligne de crête seulement.
A Saint-Joriot, en revanche, l'effacement de la loi Montagne au profit de la loi Littoral inquiète les éleveurs. Du haut de cette commune, le panorama offre un mélange de coteaux rougis par l'automne, d'habitations noyées dans les frondaisons, mais aussi de coupures vertes d'urbanisation – environ 22 hectares – où viennent tranquillement paître les vaches. Si la loi Montagne s'efface en bord de lac, les exploitants agricoles perdent leurs subventions....
Le redécoupage
Un trait noir a mis le feu aux poudres. En mars 2006, le préfet de Haute-Savoie fait paraître une carte indiquant les conséquences de l'abrogation partielle de la loi Littoral. Dans la foulée, le conseil municipal d'Annecy commande une étude juridique aux cabinets Fidal et Scure. Elle montre que 4725 hectares sont concernés par des réductions de protection et que 1315 hectares seraient désormais ouverts à des possibilités d'extension urbaine...
Depuis le vote de l'amendement, il ne s'est pas passé grand-chose car il faut l'unanimité des maires du bassin annécien pour sectoriser les deux lois. Avant les municipales, le statu quo prévaut. Mais ce dossier risque d'être l'un des enjeux de la campagne.
Pierre Hérisson affirme qu'il n'y a aucune urbanisation possible sur les rives du lac car les documents d'urbanisme locaux gèlent déjà le territoire. «On n'a pas besoin d'une loi», affirme-t-il. Alors pourquoi l'aménager ? Actuellement, les plans locaux d'urbanisme (PLU) et le schéma de cohérence territoriale (Scot) définissent l'urbanisation. A l'agence immobilière 4807, on s'étonne de toute cette polémique. «Nous avons affaire aux plans locaux d'urbanisme des communes, jamais aux lois», explique Philippe Rey directeur développement de l'agence. De fait, elle achète des terrains pour y construire et vendre des projets immobiliers collectifs. Et ce sont ses interlocuteurs, communes ou propriétaires de terrains, qui s'assurent, avant l'acquisition, de la constructibilité de leur lot.
Les enjeux
L'im-mo-bi-lier. Quels sont les atouts majeurs d'Annecy et des villes alentour ? Le paysage et les rives du lac. Ceux qui viennent s'installer dans la région veulent pouvoir se mirer dans l'eau des Alpes. «La logique, c'est de faire venir des riches», explique ainsi Thierry Billet, conseiller municipal Verts d'Annecy. «Quand l'A41 sera construite, elle mettra Genève à 25 minutes» . La ville d'eau deviendra alors la banlieue de la métropole suisse, et il faudra pouvoir offrir du terrain aux Genevois ou aux travailleurs frontaliers. De nombreux Annéciens travaillent en Suisse. Les Helvètes ont par ailleurs la possibilité de contracter des prêts sur 99 ans, et peuvent ainsi lever des sommes importantes leur permettant de s'offrir de beaux terrains constructibles ou des maisons de bord de rive à 1 ou 2 millions d'euros.
Les acteurs
A la manoeuvre donc, deux poids lourds politiques. Pierre Hérisson, UMP, maire de la petite commune de Sevrier, sénateur de Haute-Savoie et président du Syndicat mixte du lac d'Annecy (Sila), se veut pourtant rassurant. «Nous n'avons pas l'intention d'urbaniser, mais d'éviter les contentieux entre l'application des deux lois», promet-il. L'écriture de l'amendement aurait uniquement été déclenchée pour permettre la construction... du quai de mise hors d'eau du catamaran Le Libellule à Sevrier. «On a créé une confusion complète dans la tête des gens», estime le sénateur. Pourtant, aucun contentieux entre les deux lois ne semble avoir été signalé. Derrière lui, Bernard Accoyer, UMP, maire d'Annecy-le-vieux, vice-président de la communauté d'agglomération d'Annecy, député et conseiller général de Haute-Savoie. C'est sur sa commune que se trouve la carrière qui doit s'étendre. L'abrogation de la loi Littoral sur ce versant arrangerait ses affaires.
Face à la force de frappe UMP, l'opposition se présente en rangs dispersés. Bernard Bosson, centre droit, ancien maire d'Annecy (il a démissionné de son poste au début de l'année) a été battu aux législatives en juin. Il s'est retiré du jeu mais avait beaucoup misé sur ce dossier jusqu'à créer un site résumant les enjeux de l'amendement et ses risques (1).
Son dauphin, Jean-Luc Rigaut, actuel maire d'Annecy, récemment élu à la tête de l'agglomération (avec l'appoint des voix de la gauche) refuse de mettre le feu au lac. «On ne touche pas à ce dossier tant que l'on n'a pas une vision globale de l'aménagement du bassin annécien, explique-t-il. Par ailleurs, j'estime que la sectorisation des deux lois ne doit pas se décider au seul niveau communal. C'est à l'agglo toute entière et au bassin annécien en général de décider.» Enfin l'élu Verts Thierry Billet, conseiller municipal d'Annecy, membre de l'association Les Amis de la Terre ironise sur le caractère exceptionnel de la situation. «C'est tout de même étonnant que la modification de la loi n'intervienne que sur les bords du lac d'Annecy. Cette histoire met en lumière une perspective presque philosophique de développement du lac. Que veut-on réellement ici ? Un réservoir à touristes ? Ou une agglomération praticable pour ceux qui y vivent ?»
Jean Viguié, élu local «tendance bio» de Saint-Joriot, présente une liste dans sa commune en 2008. Ancien président de la Frapna (fédération Rhône-Alpes de protection de la nature), il maintient que le chevauchement des deux lois ne pose aucun problème. «Quand elles se superposent, on applique la plus contraignante.» Lui, se bat contre l'urbanisation des communes bordant le lac. «Dans un étang, sachant qu'un nénuphar produit une nouvelle feuille chaque jour, la plan d'eau est vite recouvert de feuilles. L'urbanisation, c'est pareil. Il vaudrait mieux densifier le bâti existant plutôt que de promettre des maisons individuelles à tout le monde. »
Un cas d'école
La polémique pose plus largement la question des infrastructures et de l'aménagement de ce territoire. «La départementale qui dessert les communes des rives est saturée aux heures de pointe, à quoi bon faire venir encore plus de gens ?», interroge Thierry Billet. La question taraude les habitants et nombre de cabinets d'étude ont planché sur des solutions de désengorgement – tunnel dans la montagne, doublement des voies, navettes lacustres, tramway... Ne reste plus qu'à envisager les taxis collectifs ou les mob'lib'! Pour Jean-Luc Rigaut, maire d'Annecy qui affectionne l'option tramway, «l'aménagement et la protection du territoire ne devraient pas être incompatibles». Pourtant, ils le sont.
Chez France Nature Environnement, personne ne s'étonne du stratagème législatif mis en place pour déshabiller la loi Littoral, surtout pas les juristes comme Benoît Busson qui gère presque quotidiennement des litiges liés à ce texte. «Qu'on se le dise, cette loi enquiquine tous les élus, de Bonifacio au Touquet, en passant par Annecy. C'est la loi à abattre. »
(envoyée spéciale à Annecy)
(1) http://www.lac-annecy-bosson.fr

Source:
QUOTIDIEN LIBERATION: vendredi 23 novembre 2007
http://www.liberation.fr/transversales/villes/294504.FR.php
© Libération

par Pasquier Jean-Jacques publié dans : Presse
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Dimanche 6 janvier 2008

Bonjours à toutes et à tous.

Tout d’abord bonne Année ! Ne manquons pas aux usages, c’est très important. Toute notre équipe se joint à moi pour souhaiter une belle année 2008 à toutes les Ancileviennes et tous les Ancileviens. Une année pleine de changements. C’est la raison de ma présence devant vous, vous l’aviez compris.

Un changement de la gauche sur Annecy-le-Vieux s’opère en douceur depuis plusieurs mois. J’en suis l’un des ambassadeurs. Originaire du département, je partage avec mes concitoyens des valeurs d’attachement à notre magnifique environnement et d’enracinement à une culture de rapports humains authentiques. Je sais écouter et entendre. Plutôt que de parler de moi, exercice que je n’affectionne pas outre mesure, je préfère être jugé sur mes actes. Nous allons mener notre campagne, avancer nos idées et imposer notre style. Il appartiendra ensuite à nos concitoyennes et concitoyens de les juger. C’est la règle démocratique et elle me convient parfaitement.

Parlons de nos ambitions. A gauche, le renouveau était attendu avec impatience. Il passe par des changements de visages, mais surtout d’idées. Plus de jeunesse et pour commencer une rupture. Avec l’ancienne tête de liste socialiste, Alain PITTE. Il s’est progressivement éloigné, jusqu’à ne plus même vouloir communiquer depuis plusieurs mois. Je suis un homme de dialogue. J’ai encore tenté à l’issue du dernier conseil municipal le 14 décembre dernier. En vain. Il semble lui, d’avantage animé par des desseins personnels.

De notre côté, nous travaillons à un large rassemblement autour de valeurs humanistes et environnementales. Des valeurs plutôt que des étiquettes politiques, dont la valse s’est un peu endiablée ces derniers temps. Nous rejoignent tous ceux qui les partagent et veulent les défendre. La dynamique est simple et elle fonctionne. Nous invitons maintenant tous ceux que ces questions préoccupent à s’exprimer. C’est l’objet d’une consultation citoyenne que nous avons lancée à la fin de l’année. D’autres démarches suivront. C’est notre concept de gouvernance. Ecouter et entendre ceux que leur destinée préoccupe. Notre programme fixera le cap. Notre équipe en assurera la conduite, si la population nous prête confiance. Chaque action se déploiera dans la transparence, avec un élu de la majorité comme pilote. S’il semble que nous perdons le cap, il faudra nous interpeller. C’est cela la gouvernance. Une méthode qui peut permettre aussi d’adapter nos objectifs, en toute transparence. A l’écoute des attentes de la population, dans un monde qui bouge sans cesse, il est important de se doter d’un gouvernail puissant. Parlez, nous vous entendrons. Je m’en porte garant.

Notre constat est simple. Annecy-le-Vieux est une commune qui manque d’objectifs. Il lui faut une vision clairement annoncée. Notre ville apparaît sans passion et sans désir. La dynamique municipale s’est émoussée avec le temps et le manque de présence de son maire. Notre cadre de vie est insidieusement menacé. Le logement locatif aidé est insuffisant et génère le déplacement des jeunes couples en périphérie de l’agglomération. Des enfants d’Annecy-le-Vieux ne peuvent se loger à Annecy-le-Vieux. La ville n’offre pas les services courants que tout citoyen est en droit d’attendre. Il est ainsi très difficile de se déplacer à pied, encore plus à la mauvaise saison et si l’on souffre de problèmes de motricité. Les espaces collectifs manquent. La comparaison avec Annecy et aussi d’autres communes plus modestes, est cruelle de réalisme. Quelle place accorde-t-on à la culture et au divertissement?

Annecy-le-Vieux est une commune très longtemps restée apolitique, jusque dans les années 70. Notre commune aime s’inscrire dans la continuité. A Annecy-le-Vieux, on aime laisser le temps au temps. Languissante, la commune s’est peu à peu oubliée. Et qu’est devenue la belle endormie ? Elle s’est un peu alourdie… Elle fait aujourd’hui son pesant de bitume et de béton. Un lent grignotement. A bien des égards nécessaire, nous en convenons. Mais cette urbanisation s’est-elle inscrite dans une logique de développement maîtrisé, réfléchi, discuté et planifié ? Non, je ne le pense pas. J’invite nos concitoyens à se poser la question et apporter leur propre réponse. Il faut ramener notre ville à la campagne. C’est encore possible.

Je vous propose, avec toute notre équipe, riche de compétences, de réfléchir à ce que nous voulons pour Annecy-le-Vieux demain. Nous ne voulons pas décider pour vous, mais avec vous. Le temps est venu d’aborder le troisième millénaire avec une visibilité à l’horizon de plusieurs dizaines d’années. Installons Annecy-le-Vieux sur les rails du développement durable. Le temps est venu. L’actuelle évolution de notre Plan d’Occupation des Sols en Plan Local d’Urbanisme en est l’occasion. Ce PLU est débattu depuis près d’un an. Avez-vous été consulté, dans votre quartier ? Le 7 décembre dernier, Monsieur le Maire nous a invité à un débat. J’ai entendu une présentation des enjeux claire et limpide de la part du cabinet en charge de l’étude préalable. C’est un bon diagnostic. Des éléments techniques, oui, mais pas d’orientations politiques proposées. Le cénacle plutôt que l’agora  pour ces questions-là. C’est un principe et presque un modèle déposé, maintenant, sur la commune.

Nous vous proposons le changement. Osez. Qu’un vent de démocratie souffle sur Annecy-le-Vieux. Il apportera l’esprit de renouvellement qui manque sur la commune.

Notre action est dès à présent lisible. Le fil rouge de notre mandature sera un fil vert. Il conduira la commune à s’initier aux principes du développement durable. Nous vous proposons l’élaboration d’un Agenda 21 pour Annecy-le-Vieux. Ce sera un catalogue de mesures que nous rédigerons ensemble. Des objectifs définis par une concertation dynamique et accompagnée, sur deux ans environ. Puis nous passerons à la mise en œuvre, sur la seconde partie du mandat. Soyons ambitieux. Ayons soif d’avenir pour nos enfants.

Autre exemple. Nous avons besoin de plus de logements aidés sur la commune. Nous souhaitons vous proposer la création d’un écoquartier. Un logement respectant une haute qualité environnementale, pas seulement à destination des revenus les plus modestes. Allier les logements aidés et la protection de notre cadre de vie, c’est notre projet. C’est réaliste et de nombreuses municipalités, de tous bords politiques, de Bordeaux à Chambéry, le proposent également. C’est aussi pour nous une alternative sociale : faute de gagner plus, nous vous proposons de dépenser moins. Des chiffres ? Réduire de 90% les besoins de chauffage et de 60% la consommation électrique provenant du réseau de la ville. Je pense que ces valeurs-là parlent à nos concitoyens.

Nous vous réservons encore des surprises pour la campagne. Pas des plans sur la comète, mais de vraies mesures concrètes. C’est cela notre méthode : écouter, débattre et proposer. Nous allons donc nous rencontrer. C’est notre vœu pour l’an neuf. Nous sommes une équipe riche de compétences et de diversité. Pour mener à bien ce projet, nous embrasserons largement tous les partenaires qui partagent nos valeurs. C’est notre antienne et nous ne cesserons de le rappeler.

Je suis très attaché au respect de la liberté individuelle, comme beaucoup de mes concitoyens. Pour certains d’entre-nous, elle est assez bien acquise, nous le vérifions chaque jour. Ce n’est malheureusement pas le cas pour tous. « La liberté ne s'use que si l'on ne s'en sert pas. », nous dit Guy BEDOS. Cette maxime reste d’actualité et nous comptons bien, localement, ne pas décevoir localement cet humoriste désabusé.

Je vous remercie et nous sommes à votre écoute pour les questions.

JJP, le 3 janvier 2008.

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Lundi 10 décembre 2007
Relayant un colistier, relayant lui même le Canard Enchainé, qui s'est fait le relai du Dauphiné libéré, voici une petite pépite qui ne devrait pas surprendre les gens qui les connaissent...

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Mercredi 31 octobre 2007
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Dimanche 21 octobre 2007

A Annecy le Vieux, c’est Jean-Jacques Pasquier, 40 ans, qui sera tête de liste du PS. Membre du parti, il est neuf en politique. Technicien en gestion de la faune sauvage, il a la volonté de proposer une solution alternative pour une opposition plus marquée, ambitionnant de passer de 2 à 5 élus, voire plus, sans rêver de déboulonner le président de l’assemblée nationale dont « l’absence du terrain nuit aux décisions ».
Pour Claire Donzel, tous les gens de gauche sont les bien venus, de même ceux du Modem ou de la société civile « dans le respect de nos valeurs et du non soutien au gouvernement ».
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